Dans un contexte urbain aussi exigeant que celui de Kinshasa, la construction et la réhabilitation des routes ne peuvent plus se permettre l’approximation. La commune de Kintambo, avec des axes structurants tels que l’avenue Kasa-Vubu, Mondjiba et Bangala, illustre l’urgence d’une planification rigoureuse, notamment en matière de drainage, pour contrer les inondations fréquentes qui sapent les infrastructures dès leur mise en service.

Des matériaux adaptés aux conditions locales
La conception des Voiries et Réseaux Divers (VRD) dans cette zone doit prendre en compte l’agression permanente des chaussées par :
• Un trafic motorisé intense, y compris de poids lourds,
• Des températures élevées et constantes,
• Des précipitations abondantes, souvent mal canalisées,
• L’absence de systèmes d’évacuation d’eaux usées efficaces.
Face à ces défis, le béton de 20 cm d’épaisseur, posé sur une base de gravier concassé de 20 cm, est fortement recommandé pour les routes principales. Ce type de structure assure une résistance mécanique accrue et une meilleure tenue dans le temps sous l’effet de la chaleur et du passage répété des véhicules.
Drainage : un enjeu vital
La durabilité d’une route à Kinshasa est indissociable de son système de drainage. Des caniveaux en béton armé C25/30, robustes et adaptés aux fortes pluies, doivent être intégrés systématiquement dans la conception. Dans une commune comme Kintambo, où les axes deviennent impraticables à la moindre averse, le drainage n’est pas un accessoire, mais une nécessité absolue.

Réseaux souterrains : efficacité et maîtrise des coûts
Pour les réseaux d’eau, l’usage de tuyaux en PVC de 100 cm s’impose comme une solution efficace, économique et rapide à mettre en œuvre. Ce choix permet de limiter les coûts sans compromettre la qualité, surtout dans les Communes densément peuplés comme Kintambo, où les interventions doivent être rapides et ciblées.
Des références concrètes et des standards éprouvés
Les estimations techniques pour ces travaux s’appuient sur des projets de référence tels que Tshilejelu, les saute-moutons de Kinshasa, ainsi que sur des normes internationales en matière de VRD. Cependant, les variations de prix des matériaux locaux – ciment, sable, – et les modalités contractuelles avec des opérateurs publics comme l’OVD (Office des Voiries et Drainage) influencent directement la faisabilité et les délais d’exécution.
Entre-temps, il est utile de considérer les propositions de Hon Jean Bamanisa President Expobeton qui propose après études, de mettre les moyens requis pour construire les axes principaux et leurs réseaux de drainages définitifs ( pour 100 ans et plus) et pendant ce temps que les axes secondaires soient praticables par la stabilisation ; cette méthode requière de la latterite et des matériaux à base de calcaire dont le ciment spécifique que les cimentiers tel que PPCB réalisent déjà en Afrique Australe.

Construire des routes résilientes à Kinshasa exige une vision intégrée : adapter les matériaux aux contraintes climatiques, anticiper les flux d’eau et de trafic, tout en maîtrisant les coûts à travers des choix techniques pertinents.
Kintambo, comme d’autres communes de la capitale, mérite une intervention prioritaire et exemplaire, pour faire des routes un levier de développement durable et non un énième point faible de l’infrastructure urbaine.
Rédaction


