Le communautarisme représente un défi de taille pour la construction d’un État fort et uni en République Démocratique du Congo(RDC),selon l’analyse de Jean Bamanisa Saidi,lauréat de la 5ème session spéciale du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense.
Dans son mémoire de fin d’études,M.Bamanisa Saidi,ancien gouverneur de la province de l’Ituri,met en garde contre les dangers d’un repli identitaire grandissant au sein de la société congolaise.Selon lui,ce phénomène,loin de contribuer à la cohésion nationale,ne fait qu’exacerber les tensions et les inégalités entre communautés ethniques.
les luttes d’influence entre groupes,les disparités de développement entre région,ainsi que les manipulations politiques de ces clivages,créent un terreau fertile pour le communautarisme.
le récipiendaire craint qu’une explosion soudaine de ces tensions ne plonge le pays dans une crise profonde,nécessitant alors des moyens colossaux pour s’en relever.
Face à ce défi majeur,l’auteur appelle les autorités,la société,la société civile et tous les Congolais à prendre leurs responsabilités.
promouvoir l’unité dans la diversité,lutter contre les discriminations,renforcer la justice et la solidarité entre communautés,sont selon lui des pistes essentielles pour conjurer la menace du communautarisme et construire une RDC réconciliée et prospère.
car au-delà des responsabilités,c’est l’avenir même de la nation congolaise qui est en jeu.Le repli identitaire,s’il n’est pas endigué,ne peut que fragiliser davantage l’Etat et freiner le développement du pays.Une thérapie de choc s’impose donc pour contrer ce phénomène et redonner à la RDC les moyens de son unité et de sa grandeur.A propos du concept « repli identitaire « le repli identitaire désigne le fait de se replier sur sa propre identité,souvent ethnique ou religieuse,en réaction à un sentiment de menace ou de peur face à l’autre.cela se traduit par un isolement par rapport aux personnes n’ayant pas la même origine,religieuse ou culturelle.
Le repli identitaire est souvent vu comme un frein à l’intégration et à la cohésion sociale.Il peut mener à des tensions et des conflits entre communautés.Certains facteurs comme la pauvreté,les inégalités ou l’absence de perspectives peuvent favoriser ce repli sur soi.A propos du « repris identitaire « Cette notion peut être comprise comme le fait de recourir de nouveau à quelque chose ou quelqu’un qu’on avait lâché ou laissé de côté.
« Nous restons confiants quant à son appropriation et sa mise en œuvre par les gouvernants et notre contribution pour sa réussite ne peut être que notre disponibilité permanente à jouer un rôle,non des moindres,pour son implémentation»,a-t-il conclu.


