L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo, Son Excellence Lucy Tamlyn, a tenu à clarifier les contours de l’accord bilatéral récemment conclu entre Washington et Kinshasa dans le secteur minier. Face aux inquiétudes exprimées dans l’opinion publique et par certains acteurs de la société civile, la diplomate américaine a fermement rejeté toute idée de bradage des ressources naturelles congolaises, insistant plutôt sur la nature équilibrée et mutuellement bénéfique de ce partenariat stratégique.

S’exprimant lors d’une rencontre officielle avec les autorités congolaises et des représentants du secteur privé, Lucy Tamlyn a souligné que cet accord ne remet nullement en cause la souveraineté de la RDC sur ses minerais. « Il ne s’agit en aucun cas d’un accord qui consacrerait le bradage des minerais congolais. Au contraire, nous parlons d’un partenariat gagnant-gagnant, fondé sur le respect des lois congolaises, notamment le Code minier en vigueur », a-t-elle déclaré.
Le respect strict du cadre légal congolais
L’ambassadrice a tenu à rassurer que toutes les initiatives découlant de cet accord seront mises en œuvre dans le strict respect du cadre juridique et réglementaire de la République démocratique du Congo. Le Code minier congolais, pilier de la gouvernance du secteur extractif, restera la référence principale pour les investissements américains dans le pays.
Selon Lucy Tamlyn, les États-Unis entendent travailler en parfaite collaboration avec le gouvernement congolais afin de garantir la transparence, la traçabilité et la conformité des opérations minières. « Nous allons travailler étroitement avec le gouvernement congolais, mais aussi avec le secteur privé congolais, pour nous assurer que ces investissements profitent réellement au pays et à sa population », a-t-elle ajouté.
Une priorité : la valeur ajoutée locale
L’un des axes majeurs de cet accord bilatéral repose sur la transformation locale des minerais, un enjeu stratégique pour la RDC, riche en ressources minières mais longtemps cantonnée à l’exportation de matières premières brutes. Les investissements américains visent ainsi à renforcer les capacités locales de transformation, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le sol congolais.
« Ces investissements américains apporteront une valeur ajoutée significative dans le secteur minier congolais, un secteur hautement stratégique et très attendu, notamment pour la transformation des minerais congolais », a expliqué la diplomate. Cette approche devrait favoriser la création d’emplois, le transfert de technologies et le développement de compétences locales, contribuant ainsi à la diversification de l’économie nationale.
Un partenariat stratégique dans un contexte mondial sensible
Cet accord s’inscrit également dans un contexte mondial marqué par une forte demande en minerais stratégiques, notamment le cobalt, le cuivre et le lithium, essentiels à la transition énergétique et aux nouvelles technologies. La RDC, qui détient une part importante des réserves mondiales de ces minerais, joue un rôle clé sur l’échiquier international.
Pour les États-Unis, ce partenariat représente une opportunité de sécuriser des chaînes d’approvisionnement responsables et durables, tout en soutenant le développement économique de la RDC. Pour Kinshasa, il s’agit d’un levier stratégique pour attirer des investissements de qualité, améliorer la gouvernance du secteur minier et renforcer sa position sur le marché mondial.
Un message de rassurance à l’opinion publique
En conclusion, Lucy Tamlyn a lancé un message de rassurance à l’opinion congolaise, appelant à une lecture objective et informée de cet accord. Elle a réaffirmé l’engagement des États-Unis à accompagner la RDC dans une exploitation responsable de ses ressources naturelles, au bénéfice de sa population et dans le respect de sa souveraineté.
Cet accord bilatéral, encore au centre de nombreux débats, pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans la coopération économique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, à condition que les engagements annoncés se traduisent concrètement sur le terrain.
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