Roger KANKWENDE, Secrétaire Exécutif du Club BTP&CMA, a appelé à une réflexion approfondie sur le choix des matériaux de construction pour les voiries en République Démocratique du Congo (RDC).
Dans son intervention ce jeudi 12 septembre 2024 à la 8eme édition d’expo béton RDC 2024, , il a abordé un sujet crucial : le choix entre les voiries en béton et celles en asphalte, en mettant l’accent sur leur durabilité et leurs coûts.
M. KANKWENDE a commencé par remercier le président du comité d’organisation pour l’opportunité de s’exprimer sur ce thème. Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, il a partagé son expérience de douze ans en République Démocratique du Congo, soulignant l’importance de valoriser les métiers du bâtiment et des travaux publics.
Il a ensuite posé la question centrale : quelle est la meilleure option entre une chaussée en béton hydraulique et une chaussée en asphalte ? Pour répondre à cette question, il a proposé une analyse simple mais efficace, en se basant sur les matériaux utilisés et leur disponibilité locale.
M. KANKWENDE a expliqué que, bien que les routes en béton et celles en asphalte utilisent des matériaux similaires, la différence réside dans la nature des revêtements appliqués. Il a souligné l’importance de privilégier les matériaux locaux pour garantir une intervention rapide en cas de dégradation.

En tant que gestionnaire de voirie, il a affirmé que son choix se porterait logiquement sur le béton hydraulique, car cela permettrait une intervention rapide sans dépendre de produits d’importation coûteux.
Il a insisté sur le fait que la durabilité des infrastructures est primordiale pour assurer un bon état de service aux usagers.
M. KANKWENDE a également abordé les coûts. Selon lui, bien que le béton puisse sembler plus coûteux à la construction initiale, il s’avère souvent moins cher sur le long terme, car il nécessite moins d’entretien. Il a mis en garde contre l’idée trompeuse que les chaussées en asphalte sont toujours moins chères à construire.
Il a présenté des données de recherche montrant que, sur une période de cinquante ans, les coûts d’entretien des routes en béton sont généralement inférieurs à ceux des routes en asphalte, surtout dans un contexte où la culture de l’entretien est souvent négligée en RDC.
M. KANKWENDE a appelé à une réflexion approfondie sur le choix des matériaux de construction pour les voiries en RDC. Il a plaidé pour une approche basée sur la durabilité et l’utilisation de matériaux locaux, afin de garantir des infrastructures routières de qualité qui répondent aux besoins croissants de la population.
La discussion a suscité un vif intérêt parmi les participants, soulignant l’importance de ces choix stratégiques pour l’avenir des infrastructures en République Démocratique du Congo.


