La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à un paradoxe économique majeur : le pays produit ce qu’il ne consomme pas et consomme ce qu’il ne produit pas.
Cette réalité, mise en lumière par Julien Paluku, Ministre du Commerce Extérieur, lors de l’ouverture de la seconde phase de la 8ème édition d’expo béton RDC 2024, ce mercredi 18 septembre 2024 à Matadi, révèle des pertes colossales estimées à 5 milliards de dollars américains par an dues à la sous-évaluation des biens importés et à la fraude douanière.

Pour remédier à cette situation, Paluku propose l’implantation de laboratoires dans tous les postes frontaliers. Cette initiative vise à renforcer le contrôle des marchandises entrant sur le territoire congolais et à lutter contre la fraude qui freine l’industrialisation du pays.
Les produits de consommation en provenance des pays voisins, souvent introduits illicitement, aggravent les difficultés économiques en RDC.
L’importance de cette mesure est cruciale pour assurer une meilleure régulation du marché et protéger les industries locales.
La mise en place de ces laboratoires pourrait également favoriser la transparence dans les échanges commerciaux, un aspect essentiel pour attirer les investissements étrangers.

Les autorités congolaises reconnaissent que la lutte contre la fraude douanière est indispensable pour garantir une croissance économique durable.
En parallèle, des efforts sont déployés pour sensibiliser les agents douaniers et améliorer leur formation afin de renforcer l’intégrité et l’efficacité des contrôles.
Paluku a également souligné que le développement d’une culture de conformité est vital pour le bien-être économique du pays.

En réduisant la fraude, la RDC pourrait non seulement préserver ses ressources financières, mais aussi stimuler son potentiel industriel.
La proposition de Julien Paluku d’installer des laboratoires aux frontières représente une étape significative vers la transformation économique de la RDC.
Avec une volonté politique forte et des actions concrètes, il est possible d’espérer un avenir où le pays pourra produire davantage pour sa consommation interne tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des importations frauduleuses.
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