Expobéton RDC 2025 : Guy Loando réaffirme la vision présidentielle d’un réseau ferroviaire unificateur et annonce l’étude du corridor Katangais-Banana

Lubumbashi, le 18 avril 2025 — À l’occasion du troisième panel de la 9e édition d’Expobéton RDC, le ministre de l’Aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo, a porté un message fort en faveur de l’intégration territoriale par les infrastructures. Il a réaffirmé avec conviction la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : celle de bâtir un réseau ferroviaire unificateur, vecteur de cohésion nationale, de compétitivité économique et d’ouverture régionale.

« L’aménagement du territoire ne peut se concevoir sans une colonne vertébrale logistique. Et c’est à travers le chemin de fer que nous allons relier durablement les provinces, désenclaver les zones productrices et connecter notre économie aux corridors stratégiques », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris des participants.

Le corridor Katangais-Banana en phase d’étude

Dans la foulée, le ministre a confirmé que les études de faisabilité du corridor ferroviaire Katangais–Banana sont en cours, sous la supervision de la DGCDI (Délégation générale aux grands travaux d’intérêt national) et de l’ACGT (Agence congolaise des grands travaux). Ce projet, de grande envergure, vise à relier les zones minières du Grand Katanga au port en eaux profondes de Banana, situé sur la côte Atlantique.

Selon les premières estimations :
• Longueur prévisionnelle du tracé : environ 2 400 km de voie ferrée ;
• Capacité visée : plus de 50 millions de tonnes de fret par an à maturité ;
• Coût estimé : entre 8 et 10 milliards de dollars en fonction du tracé final, des options technologiques retenues et des partenariats financiers mobilisés.

Un projet stratégique pour la souveraineté logistique

Ce corridor répond à un triple enjeu :
1. Désenclaver les bassins miniers du Sud-Est, en leur offrant une alternative ferroviaire directe vers l’Atlantique, réduisant ainsi la dépendance aux ports sud-africains et zambiens ;
2. Renforcer la souveraineté logistique de la RDC, en développant une chaîne d’approvisionnement nationale maîtrisée ;
3. Créer des zones économiques le long du tracé, dynamisant l’économie locale, l’emploi et les recettes fiscales.

« Ce corridor, c’est bien plus qu’un projet ferroviaire. C’est l’épine dorsale de notre aménagement du territoire, le trait d’union entre les provinces, et une réponse structurelle à nos défis d’intégration nationale », a insisté Guy Loando.

Une dynamique interinstitutionnelle déjà en marche

Le projet est conduit en étroite collaboration avec les ministères sectoriels concernés (Infrastructures, Transports, Mines), mais aussi avec le Fonds national d’aménagement du territoire, les provinces traversées et plusieurs partenaires techniques et financiers internationaux déjà intéressés par la viabilité du corridor.

Le ministre a également appelé à une mobilisation nationale autour de cette ambition ferroviaire, qualifiant le projet de “chantier du siècle” pour la RDC, à l’image des grands projets structurants d’intégration continentale.

Rédaction

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