Former pour bâtir : le pari du Club BTP CMA et de l’ARSP pour une main-d’œuvre qualifiée en RDC

Dans une République Démocratique du Congo en pleine mutation urbaine et industrielle, le développement ne pourra se faire sans une main-d’œuvre qualifiée, certifiée, et fièrement congolaise. C’est dans ce contexte que le Club BTP CMA, en étroite collaboration avec l’ARSP, s’est donné une mission claire : structurer et valoriser les métiers du bâtiment à travers une formation rigoureuse et certifiante.

« Former aujourd’hui, c’est bâtir durablement demain. Nous ne pouvons plus tolérer que nos chantiers soient confiés à des opérateurs extérieurs pendant que notre jeunesse reste au chômage », affirme Monsieur Jean Bamanisa, Président du Club BTP CMA.

Réintégrer l’artisan dans le cœur du développement

Longtemps négligé, l’artisan congolais est aujourd’hui au centre de cette nouvelle dynamique. Grâce à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA), les maçons, charpentiers, ferrailleurs, plombiers et tant d’autres bénéficient enfin d’un cadre formel, de formations certifiantes et d’un accompagnement vers l’autonomie.

« Nous voulons remettre de l’ordre et de la dignité dans les métiers du bâtiment. Chaque artisan mérite une carte professionnelle, un brevet, une reconnaissance de son savoir-faire », insiste le Président.

L’appui stratégique de l’ARSP : une alliance structurante

L’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé (ARSP) est un partenaire clé dans cette transformation. Son soutien permet non seulement d’aligner les formations sur les exigences de la loi n°17/001 sur la sous-traitance, mais aussi de favoriser l’accès des artisans congolais aux marchés formels.

Une base de données professionnelle des artisans, tenue par la CMA et accessible aux grandes entreprises, devient ainsi un outil stratégique pour la sous-traitance responsable.

Un réseau de centres de formation, une vision concrète

Le Club BTP CMA a lancé la mise en place de centres de formation spécialisés, reconnus par l’État, avec un coût d’adhésion accessible dès 10 dollars. Des formations initiales, continues, et de validation des acquis sont proposées dans tous les corps de métier du BTP.

« Il ne s’agit pas seulement de transmettre un savoir-faire technique, mais aussi de former des citoyens responsables, capables de gérer leur activité comme une entreprise », précise Monsieur Bamanisa.

Répondre à la jeunesse par des perspectives concrètes

Alors que plus de 68 % de la population congolaise a moins de 25 ans, il est impératif de transformer cette dynamique démographique en un atout économique.

« L’avenir du BTP, ce sont ces jeunes qui attendent qu’on leur donne une chance, pas des formations théoriques déconnectées, mais des compétences concrètes pour des métiers d’avenir », conclut-il.

Un chantier d’espérance

Ce pari de la formation professionnelle est un chantier national. Et si le Club BTP CMA et l’ARSP en sont les premiers bâtisseurs, c’est à tout l’écosystème – entreprises, écoles, pouvoirs publics – d’y poser une brique.

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