Kinshasa, 13 septembre 2025. Alors que la capitale congolaise reste engorgée par des montagnes de déchets, un constat fort a été posé ce samedi lors d’un déjeuner-débat à Kinshasa. Rita Bola, gouverneure honoraire du Mai-Ndombe et actuelle directrice générale de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), a affirmé que la ville dispose déjà des ressources suffisantes pour prendre en charge sa propreté sans recourir à des financements internationaux ni à l’appui du gouvernement central.

Un paradoxe criant
« Kinshasa a les moyens capables de se prendre en charge. Mais pourquoi n’y parvient-elle pas ? » a interrogé Rita Bola devant les participants. Son intervention a mis en évidence un paradoxe : malgré un potentiel fiscal important et des recettes propres considérables, la capitale peine encore à assurer des services de base comme la collecte et le traitement des déchets.
L’urgence d’une gouvernance efficace
Pour l’ancienne gouverneure, le véritable défi réside moins dans le manque de moyens que dans la gouvernance et l’utilisation efficace des ressources existantes. « Nos entités doivent apprendre à se responsabiliser et à gérer ce qu’elles ont », a-t-elle insisté, tout en appelant à une meilleure planification urbaine et à une gestion rigoureuse des recettes locales.
Une question de dignité urbaine
Alors que d’autres capitales africaines comme Luanda ont su relever le défi de la propreté, Kinshasa continue de souffrir d’une image dégradée. Rita Bola a rappelé que l’assainissement n’est pas seulement une question de finances, mais aussi de volonté politique, de responsabilité collective et de dignité citoyenne.
Des solutions attendues

Ce déjeuner-débat, tenu en présence de plusieurs régies urbaines, visait à dégager des pistes concrètes pour sortir Kinshasa de cette impasse. L’objectif : transformer le potentiel financier local en actions tangibles capables de rendre la capitale plus vivable et conforme à son statut de mégalopole africaine.
La Rédaction


