Jean Bamanisa Saïdi à Bruxelles : une opportunité pour ExpobetonRDC et la RDC

Le lundi 8 décembre 2025, le forum « Cities & Regions for International Partnerships » ouvre ses portes à Bruxelles, réunissant autorités locales et régionales, décideurs politiques, porteurs de projets et investisseurs du monde entier. Pour sa 9ᵉ édition, l’événement est co-organisé par l’European Committee of the Regions (CoR) et la Direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) de la Commission européenne. 

Parmi les invités figure le sénateur Jean Bamanisa Saïdi, président d’ExpobetonRDC un acteur incontournable dans le secteur de la construction en République démocratique du Congo (RDC). Sa participation n’est pas anodine : elle donne à la RDC l’occasion de se positionner dans le cadre d’un partenariat global d’infrastructures, de développement urbain et d’investissement international.

Un forum stratégique au carrefour des enjeux mondiaux

Quel est l’objectif du forum ?

Le Forum Cities & Regions for International Partnerships a été conçu pour « localiser » la stratégie Global Gateway : donner aux autorités locales et régionales des pays partenaires un rôle central dans la mise en œuvre des politiques de développement, d’infrastructures, d’innovation, d’énergie, de transport, de recherche, etc. 

Autrement dit : alors que Global Gateway vise à mobiliser des centaines de milliards d’euros dans le monde, ce forum cherche à s’assurer que les projets sont ancrés dans les réalités et les besoins des territoires notamment des villes et régions d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe. 
Pourquoi cela concerne-t-il la RDC ?

Les défis de la RDC en matière d’infrastructures, d’urbanisation, d’énergie, de construction et de développement local sont immenses. En tant que président d’ExpobetonRDC potentiellement un acteur clé de ces secteurs Jean Bamanisa Saïdi porte une double mission : représenter les réalités congolaises et saisir les opportunités d’investissement, de partenariat et de transfert de savoir-faire.

Sa présence peut contribuer à :
• Initier des contacts avec des collectivités locales européennes et d’autres régions partenaires ;
• Explorer des financements ou des projets liés à l’habitat, aux infrastructures urbaines, au logement, au béton ou à la construction durable ;
• Promouvoir des partenariats public-privé pour le développement urbain ou rural en RDC ;
• Mettre en avant la voix congolaise dans les discussions sur la localisation de l’aide internationale et des investissements.

Qu’attendre pour ExpobetonRDC et la RDC ?

L’intervention de Jean Bamanisa Saïdi pourrait permettre d’obtenir plusieurs retombées concrètes :
• Visibilité internationale : exposer les ambitions et les besoins du secteur de la construction en RDC devant un auditoire de décideurs, bailleurs, investisseurs et partenaires privés.
• Partenariats stratégiques : nouer des alliances avec des collectivités locales européennes ou d’autres pays, pour des échanges techniques, des projets d’infrastructures ou des investissements.
• Accès à des financements : grâce à Global Gateway et à la dynamique « Team Europe », identifier des sources de financement ou de cofinancement pour des projets d’habitat, d’énergie, d’urbanisme ou d’infrastructures en RDC.
• Transfert de meilleures pratiques : s’inspirer des standards européens en matière de construction durable, d’énergie propre, de planification urbaine et les adapter au contexte congolais.

Un rendez-vous symbolique et porteur d’espoir

La participation d’un haut responsable congolais à ce forum marque un passage important : la RDC, souvent perçue comme bénéficiaire d’aide, s’affirme ici comme partenaire potentiel, acteur pragmatique et partie prenante de solutions globales et locales.

À travers la voix de Jean Bamanisa Saïdi et d’ExpobetonRDC, c’est un message fort : la RDC est prête à s’engager dans le circuit international des partenariats durables, à impulser des projets ambitieux, à moderniser ses infrastructures tout en contribuant à bâtir des ponts entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.Il apparaît clairement que :
• La stratégie Global Gateway, dotée de 400 milliards USD, est beaucoup mieux connue et mobilisée dans les pays où la décentralisation et la gouvernance locale sont solidement structurées.
• En RDC, l’absence d’une administration publique suffisamment performante, réellement décentralisée et apolitique constitue un obstacle majeur. Dans ces conditions, les projets de coopération, les initiatives de développement local et les programmes de construction de base peinent à produire leurs effets.
• Nous estimons essentiel que, dans le cadre des contrats Ressources–Développement, la RDC demande à l’Union européenne de mettre en place une coopération sur l’exploitation des ressources naturelles, dont une partie des revenus servirait à financer la modernisation des administrations locales, provinciales et nationales.

Aujourd’hui, de nombreux projets publics, privés ou en partenariat public-privé ne parviennent pas à se structurer à cause des limites actuelles de nos appareils administratifs.

En définitive, lorsqu’on parle du climat des affaires, il ne s’agit pas uniquement de fiscalité : c’est toute l’administration de l’État qui doit être renforcée, car elle constitue la base indispensable à tout développement durable.
Rédaction

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