Kinshasa, le 28 juin 2025 .À l’occasion du déjeuner-débat organisé ce samedi par le Club BTP et CMA, son président, l’honorable Jean Bamanisa Saidi, a lancé un appel fort et engagé pour un renouveau stratégique du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) en République Démocratique du Congo.

D’entrée de jeu, il a insisté sur la nécessité impérieuse de revoir la fiscalité et de résoudre les contraintes structurelles qui freinent le développement du BTP, dans l’objectif de booster un secteur à fort potentiel de création d’emplois pour les Congolais.
« Le BTP peut devenir un moteur d’intégration sociale et économique. Mais pour cela, nous devons lui donner un environnement propice : une fiscalité adaptée, des standards clairs, et une gouvernance ambitieuse », a déclaré Jean Bamanisa.
Dans cette dynamique de réforme, il a annoncé la signature d’un contrat de partenariat stratégique avec l’ARSP (Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé), visant la formation et la certification des travailleurs congolais, afin de renforcer l’expertise nationale et de donner un véritable contenu local à la sous-traitance.
Par ailleurs, le président du Club BTP a plaidé pour la création urgente d’une Agence nationale de la normalisation, condition indispensable pour professionnaliser les pratiques, garantir la qualité des ouvrages, et ouvrir les marchés à une concurrence saine. Des réflexions concrètes sont déjà en cours à cet effet avec l’Agence Veritas, un acteur international reconnu dans le domaine.
Mais au-delà des chantiers institutionnels, Jean Bamanisa a recentré le débat sur les réalités urbaines concrètes, en particulier sur la commune de Kintambo, désignée comme un laboratoire urbain stratégique.

« Kintambo est plus qu’un carrefour : c’est le point névralgique de Kinshasa. Sa situation actuelle est un véritable goulot d’étranglement. Si l’on n’y prend garde, c’est l’ensemble de la ville qui risque de sombrer dans le chaos », a-t-il alerté.
Dans ce contexte, les projets structurants comme SOSAK et le PPA apparaissent comme des réponses concrètes aux multiples défis de mobilité, d’assainissement et de gestion urbaine. Kintambo pourrait ainsi devenir un modèle pilote de développement harmonieux, à dupliquer progressivement dans d’autres communes.
« Kintambo, c’est la Gombe 2. Son développement doit être pensé de manière stratégique. À travers cette initiative ciblée, nous pouvons esquisser des solutions durables pour toute la ville », a-t-il conclu, en appelant les participants à formuler des recommandations fortes et pragmatiques à l’issue de l’atelier.
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