Lors du déjeuner d’affaires du Club BTP & CMA, tenu au restaurant SERAY – Mediterranean Lounge autour du thème « Kinshasa, Mobilité et infrastructures urbaines : Quelles solutions pratiques pour l’État, la Ville-Province, les communes et les citoyens ? », la représentante du Ministre provincial des Infrastructures, Madame Mafuta, a livré un message fort : Kinshasa n’a plus le choix l’application du Plan SOSAK est devenue une urgence absolue.

Une ville étouffée : démographie incontrôlée, urbanisation sauvage, mobilité paralysée
Dans son intervention, Madame Mafuta n’a pas tourné autour du pot :
« Kinshasa fait face à des multiples problèmes, notamment la démographie galopante, l’urbanisation sauvage et la mobilité. »
Ces trois facteurs combinés plongent la capitale dans une crise profonde :
• quartiers surpeuplés,
• constructions anarchiques,
• congestion des voies principales,
• services publics saturés,
• mobilité quasi impossible aux heures de pointe.
La situation est telle que les solutions ponctuelles ne suffisent plus ; il faut redéfinir Kinshasa.
SOSAK + PDTK : la feuille de route de la ville de demain
Pour répondre à ces défis, le gouvernement provincial a déjà élaboré une stratégie structurée :
1.Le Plan SOSAK : la vision globale
Le SOSAK (Schéma d’Orientation Stratégique de l’Agglomération Kinoise) trace la forme, la structure et l’organisation de la ville de demain.
Il définit :
• les zones d’habitation,
• les zones économiques,
• les corridors routiers,
• les espaces verts,
• les extensions contrôlées,
• les zones à préserver.
2.Le PDTK : l’outil opérationnel
Le Plan Directeur de Transport de Kinshasa (PDTK) vient en complément pour mettre en œuvre concrètement la vision du SOSAK à travers :
• des routes structurantes,
• des voies rapides,
• des systèmes de transport intégrés,
• la création de pôles urbains périphériques,
• des nœuds de mobilité modernes.
Madame Mafuta a insisté :
« Le SOSAK et le PDTK sont des instruments complémentaires. »
Sans cette combinaison vision + mise en application, Kinshasa risque l’effondrement fonctionnel.
Réguler l’occupation des terres : une nécessité vitale
La représentante du Ministre provincial a également mis en lumière un point critique :
« L’occupation des terrains doit être réglementée. »
Aujourd’hui, l’absence de contrôle urbanistique favorise :
• les constructions dans les zones interdites,
• les lotissements illégaux,
• la disparition des espaces publics,
• les difficultés d’extension des routes,
• les risques accrus d’inondations et d’érosions.
Sans régulation stricte, aucun plan urbain ne peut réussir.
L’hyper-concentration des activités : la racine du chaos urbain
Madame Mafuta a également dénoncé un autre mal profond :
« La concentration de toutes les activités dans une seule commune est à la base des saturations constatées au quotidien. »
La commune de Gombe, cœur administratif, économique et financier, attire chaque jour plus d’un million de déplacements, générant :
• embouteillages monstrueux,
• pression sur les services,
• insécurité routière,
• perte de productivité.
La solution ?
Créer de nouveaux centres urbains autonomes, comme prévus dans le SOSAK, pour répartir activités, administrations et services sur plusieurs communes.
Désengorger les points de ravitaillement : une priorité absolue

Pour la représentante du Ministre :
« Il faut désengorger les points de ravitaillement des populations. »
Les marchés stratégiques, comme :
• Gambela,
• Central,
• Matete,
• Masina,
• Zando,
sont aujourd’hui saturés, mal positionnés et sous-équipés.
Le SOSAK prévoit des pôles commerciaux mieux répartis, modernes, accessibles et désencombrés.
Un appel fort : appliquer le SOSAK maintenant, pas demain
En ouvrant officiellement les travaux au nom du ministre empêché, Madame Mafuta a lancé un avertissement :
« Pour résoudre les maux qui étouffent Kinshasa, il faut appliquer le SOSAK. »
L’enjeu est immense :
• sauver la mobilité,
• réduire la pression démographique,
• maîtriser l’urbanisation,
• moderniser les infrastructures,
• améliorer la qualité de vie des 17 millions d’habitants.
Sans ce plan, Kinshasa risque un avenir ingérable, saturé et invivable.
Conclusion : Le SOSAK, dernier rempart pour éviter l’effondrement urbain de Kinshasa
La déclaration de Madame Mafuta sonne comme un signal d’alarme :
Kinshasa est au bord de la rupture, et seule une planification stricte, moderne et intégrée peut la sauver.
Le SOSAK n’est pas une option.
C’est le plan de survie.
Et sa mise en œuvre couplée au PDTK déterminera si Kinshasa deviendra une métropole moderne ou restera une ville étouffée par ses propres contradictions.
Rédaction


