Kinshasa, 13 septembre 2025. Chaque jour, la capitale congolaise produit 15.000 tonnes de déchets, un volume colossal qui dépasse largement les fonds actuellement alloués à leur traitement. Mais loin de ne voir dans cette situation qu’une crise, le directeur général du Fonds national pour l’assainissement de Kinshasa y voit aussi une opportunité économique inexploitée.

Une bombe sanitaire et sociale
« 15.000 tonnes par jour, ce n’est pas moindre, surtout si l’on compare avec les ressources réservées pour le traitement de ces déchets », a rappelé le DG lors d’un déjeuner-débat tenu ce samedi à Kinshasa. Faute de solutions durables, la capitale s’enfonce dans ce qu’il qualifie de catastrophe humanitaire, avec des risques sanitaires, environnementaux et sociaux croissants.
Transformer le problème en opportunité
Pourtant, les déchets peuvent devenir un moteur de développement. « Nous pouvons créer des millionnaires rien qu’avec les déchets, comme le Président Félix Tshisekedi l’a dit », a-t-il insisté. Plastiques, organiques, métaux ou papiers : tous recèlent un potentiel de valorisation dans une économie circulaire qui reste à bâtir en RDC.
Une prise en charge salvatrice
Selon lui, la solution réside dans une véritable politique de prise en charge intégrée, capable de transformer les immondices en ressources et d’attirer des investisseurs. Une telle approche permettrait non seulement d’assainir Kinshasa, mais aussi de créer des emplois et de nouvelles filières industrielles.

L’heure des choix
Entre catastrophe humanitaire et opportunité économique, Kinshasa se trouve à la croisée des chemins. Le message du DG du Fonds national pour l’assainissement est clair : les déchets ne doivent plus être vus comme un fardeau, mais comme une richesse à exploiter au service du développement et du mieux-être des Kinois.
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