Lors du déjeuner d’affaires organisé ce samedi 29 novembre 2025 à Kinshasa par le Club BTP & CMA, autour du thème
« Kinshasa, Mobilité et infrastructures urbaines : quelles solutions pratiques pour l’État, la Ville-Province, les communes et les citoyens ? »,
le Directeur général de Metrokin, M. Onepunga, a levé le voile sur l’un des projets les plus ambitieux jamais conçus pour la capitale :
un réseau ferroviaire urbain de 300 kilomètres, pensé jusqu’à l’horizon 2050.

« Personne n’a planifié la mobilité de Kinshasa. Metrokin, lui, l’a fait. »
Dans un discours clair et déterminé, Onepunga dresse un constat implacable :
« Ce que nous vivons aujourd’hui à Kinshasa, ce chaos ne date pas d’aujourd’hui. Personne n’a pensé planifier la mobilité de la ville. »
Kinshasa, avec près de 17 millions d’habitants, voit au moins 7 millions de personnes se déplacer quotidiennement.
Pourtant, la ville ne dispose toujours pas de système de transport de masse à grande capacité, laissant place à un trafic saturé, coûteux, lent et économiquement handicapant.
Un projet de 300 km de rails, pensé jusqu’en 2050
Le DG de Metrokin révèle l’ampleur du travail réalisé :
• Un plan complet de 300 km de lignes ferroviaires,
• une vision déployée à l’horizon 2050,
• un découpage en 4 phases,
• des études techniques élaborées avec plusieurs cabinets internationaux,
• un montage financier suffisamment solide pour attirer un consortium de banques internationales, venu à Kinshasa il y a quelques jours pour auditer la fiabilité du projet.
Metrokin n’est donc pas une idée, mais un projet techniquement ficelé, financièrement évalué et stratégiquement pensé.
La rigueur du ferroviaire : un projet qui exige études, standards et préalables
Onepunga insiste :
« Le ferroviaire est le seul moyen de transport qui vous exige beaucoup d’études et des préalables avant sa matérialisation. »
Contrairement aux routes, souvent réalisées dans l’urgence ou sans vision,
un réseau ferroviaire nécessite :
• une planification urbaine cohérente,
• des études de sol et d’alignement,
• des projections démographiques,
• des analyses économiques,
• des normes internationales strictes.
Metrokin a suivi toutes ces étapes, franchissant ainsi des niveaux rarement atteints dans les projets urbains congolais.
450 000 passagers par jour : un changement radical pour Kinshasa
L’impact attendu est colossal :
• 450 000 passagers transportés chaque jour,
• une réduction massive des embouteillages,
• une baisse des coûts de transport,
• une accessibilité accrue des communes périphériques,
• un désengorgement du centre-ville,
• une amélioration de la productivité économique.
Ce volume mettrait Kinshasa au niveau des grandes métropoles africaines infrastructures ferroviaires modernes comme Addis-Abeba, Le Caire ou Johannesburg.
6 000 emplois et une conception 100% congolaise : une première nationale
Le DG de Metrokin souligne un point essentiel :
« 6 000 emplois directs et indirects. Il est conçu par des Congolais et c’est une grande première. »
Dans un secteur souvent dominé par les bureaux d’études étrangers,
Metrokin marque un tournant : les ingénieurs, planificateurs et experts congolais sont aux commandes.
Cette appropriation nationale renforce :
• le transfert de compétences,
• l’expertise locale,
• la souveraineté technique,
• et l’impact socio-économique sur la population.
Le projet est prêt : il ne reste que les signatures institutionnelles
Selon Onepunga :
« Il nous reste la signature des contrats avec l’ONATRA et la RVA. »
Autrement dit,
le verrou pour commencer les travaux n’est plus technique ni financier : il est administratif et institutionnel.
Les prochaines semaines seront donc décisives pour une ville qui suffoque et qui attend des solutions durables.

Conclusion : Metrokin, un pari audacieux pour sortir Kinshasa du chaos urbain
Le projet Metrokin apparaît comme la réponse la plus structurée, la plus crédible et la plus durable aux défis de mobilité de Kinshasa.
Alors que la ville fait face à :
• une démographie explosive,
• une urbanisation mal contrôlée,
• un trafic paralysant,
• des pertes économiques massives,
• et une absence chronique de planification,
Metrokin propose une vision, une méthode et un plan opérationnel.
La balle est désormais dans le camp des autorités.
Le futur de la mobilité kinoise pourrait bien commencer sur des rails.
Rédaction


