RDC – Économie : Le prix du ciment enfin stabilisé à Kinshasa

Bonne nouvelle pour les consommateurs et les acteurs du secteur de la construction ! Après plusieurs mois de fluctuations, le prix du ciment gris de 50 kg s’est fortement stabilisé sur le marché kinois.

Depuis plus de deux semaines, le sac de ciment se vend entre 28 000 et 30 000 FC, selon les dépôts et les communes. Cette stabilité met fin à la flambée enregistrée il y a quelques mois, notamment lors de la grève des chauffeurs de camions remorques intervenue entre fin mai et début juin.

Avant ce mouvement, le prix oscillait entre 31 000 et 34 000 FC, mais il avait atteint un pic de 60 000 FC (environ 21 USD) pendant la grève, paralysant le secteur du BTP et ralentissant plusieurs chantiers.

Grâce au compromis trouvé entre le Gouvernement central et les syndicats des chauffeurs, la situation s’est normalisée. Le sac de ciment de 50 kg est désormais accessible dans presque toutes les communes de Kinshasa, offrant ainsi un répit aux ménages et aux entreprises.

Cette stabilisation constitue un signal positif pour le marché de la construction, qui retrouve son dynamisme après une période de tension.

Le Club BTP CMA plaide pour un modèle axé sur le développement et non sur la fiscalité

Issu d’ExpobetonRDC, le Club BTP CMA milite pour que l’économie nationale privilégie le développement des infrastructures plutôt qu’une fiscalité lourde sur les matériaux de construction.

L’objectif est clair : rendre l’accès aux infrastructures et aux bâtiments plus large et accessible à toutes les bourses. Selon le Club, la différence entre un bâtiment en zone secondaire et un bâtiment en zone urbaine doit résider dans les finitions, et non dans la possibilité de construire.

Les risques liés à la flambée des prix

Une fiscalité trop élevée sur les matériaux de construction comporte des dangers majeurs :
• Perte de valeur des biens immobiliers, aggravée par le manque d’infrastructures de base (voirie, électricité, accessibilité), risquant de provoquer une crise immobilière similaire à celle des années 1990, lorsque de nombreux chantiers furent abandonnés en RDC ;
• Impact sur les épargnes et crédits bancaires : avec des taux d’intérêt de 10 à 15 %, les pertes de valeur des biens construits auraient des conséquences économiques lourdes.

Un coût de construction élevé en RDC

Comparatif des prix moyens de construction :
• Angola : 400 à 600 USD/m²
• Ouganda, Kenya, Rwanda : 350 à 550 USD/m²
• RDC : 700 à 1 200 USD/m²

La RDC se classe ainsi parmi les pays les plus chers d’Afrique pour construire, ce qui freine l’accès au logement et limite les investissements privés.

La solution : alléger la fiscalité pour stimuler l’investissement

Le Club BTP CMA propose :
Une baisse des taxes sur les matériaux de construction, afin d’encourager les investissements privés dans le secteur BTP ;
Une politique publique centrée sur la mise en place des infrastructures essentielles, notamment :
• Voiries et réseaux de drainage (VRD)
• Électricité
• Eau potable

En résumé, moins de fiscalité, plus d’investissements, plus d’infrastructures : tel est le mot d’ordre pour bâtir un marché immobilier compétitif et accessible en RDC.

Rédaction

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