Le bilan de la première année du gouvernement Suminwa II dans le secteur minier met en avant une série de chiffres qui traduisent une volonté affichée de renforcer le contrôle de l’État sur les ressources naturelles de la RDC.
Près de 3 000 km² de concessions ont été récupérés par le Cadastre minier, tandis que la traçabilité aurait permis de générer plus de 136 millions USD pour le Trésor public. Dans le même temps, 2,8 tonnes d’or artisanal, évaluées à près de 300 millions USD, ont été intégrées au circuit officiel.
Ces résultats sont importants dans un secteur longtemps confronté à la fraude, à la contrebande et à l’exploitation informelle. La formalisation de l’or et la traçabilité constituent ainsi des outils essentiels pour permettre à l’État de mieux connaître, contrôler et fiscaliser les flux miniers.
Autre chantier stratégique : la connaissance du sous-sol. Le contrat de 180 millions USD avec Xcalibur doit permettre de renforcer la cartographie géologique du territoire. Une meilleure connaissance des ressources constitue un atout majeur pour attirer des investissements et permettre à la RDC de mieux négocier la valorisation de son patrimoine minier.
Le gouvernement annonce également plus d’un milliard de dollars d’investissements dans le pipeline, avec plus de 3 000 emplois attendus. L’enjeu sera désormais de transformer ces annonces en investissements effectivement réalisés, en emplois et surtout en valeur ajoutée pour l’économie congolaise.
Sur le front de l’exploitation artisanale, 64 zones d’exploitation artisanale ont été mises à disposition. Leur véritable succès dépendra toutefois de leur viabilisation, de l’encadrement des exploitants et de l’amélioration concrète des conditions de travail des creuseurs.
La dimension communautaire constitue enfin un autre indicateur majeur. Sur 521 projets prioritaires approuvés, 335 sont annoncés comme réalisés, soit environ 64 %. Parmi eux figurent 80 écoles, 65 centres de santé, 62 projets d’eau potable et d’énergie, 28 projets agro-pastoraux, 47 projets socioculturels et 52 infrastructures routières.
Ces chiffres sont encourageants, mais le véritable défi consiste désormais à mesurer leur impact réel. Une école doit fonctionner, un centre de santé doit disposer de personnel et de médicaments, une route doit être entretenue et un projet agricole doit générer durablement des revenus.Au fond, le bilan de Louis Watum Kabamba dessine une nouvelle priorité : mieux contrôler le patrimoine minier, mieux tracer les minerais et faire davantage profiter les communautés de la richesse du sous-sol.
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