Kinshasa, 28 juin 2025 – Lors du déjeuner-débat organisé par le Club BTP et CMA ce samedi, le Directeur provincial de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), Monsieur Tshimbalanga, a dressé un constat alarmant sur l’état des infrastructures de drainage dans la capitale congolaise.

« Les réseaux de drainage de Kinshasa ne répondent plus. Ils sont devenus obsolètes », a-t-il affirmé d’un ton ferme, pointant du doigt une urbanisation chaotique et une gestion déficiente des déchets solides.
Selon lui, ces réseaux, conçus à l’origine pour l’évacuation des eaux pluviales, se retrouvent aujourd’hui étouffés par des tonnes de déchets solides qui y sont déversés sans contrôle. Une dérive qui aggrave considérablement les risques d’inondation, notamment lors des grandes pluies.
« Ces ouvrages n’ont jamais été conçus pour recevoir des ordures. Pourtant, c’est ce qui se passe au quotidien dans plusieurs quartiers de Kinshasa », a-t-il déploré.
Mais l’un des problèmes les plus préoccupants reste l’impact du boom immobilier mal encadré que connaît la ville. De nombreuses nouvelles constructions empiètent directement sur les servitudes des réseaux de drainage, les obstruant ou les détruisant purement et simplement.
« On construit partout, parfois même sur les caniveaux. Résultat : l’eau ne circule plus, elle stagne et déborde. Et nous assistons à des inondations récurrentes, parfois dramatiques », a insisté Tshimbalanga.

Il a lancé un appel urgent à la coordination entre les acteurs de l’urbanisme, de l’assainissement, du BTP et de la gouvernance locale, afin de réhabiliter, adapter et protéger les infrastructures de drainage existantes tout en imposant des normes strictes de construction.
Cette intervention a résonné comme un signal d’alarme dans une ville où les ambitions de modernisation sont en contradiction flagrante avec la réalité du terrain. Elle pose la question de fond : comment bâtir une ville moderne si ses fondations hydrauliques sont déjà en ruine ?
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