Un nouveau souffle pour la connectivité régionale : Jean Bamanisa salue le projet ferroviaire Kisangani–Ubundu

Lors de son discours d’ouverture de la 10ᵉ édition d’Expobeton RDC, le sénateur et entrepreneur Jean Bamanisa Saïdi a mis en lumière un projet stratégique qui pourrait redéfinir la mobilité et l’économie de l’Est de la République démocratique du Congo : la réhabilitation et l’extension du chemin de fer Kisangani–Ubundu, avec pour horizon un corridor ferroviaire reliant la RDC à la Tanzanie via le Burundi et Kalemie.

Un projet né d’une vision présidentielle

« Permettez-moi de transmettre nos remerciements à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, pour ses orientations », a déclaré Jean Bamanisa devant les participants d’ExpobetonRDC.
Il a rappelé que le projet avait été présenté au chef de l’État le 14 décembre 2024, par la société Mascode, fondée par un entrepreneur congolais associé à des partenaires sud-coréens.

Selon Bamanisa, les études de faisabilité sont déjà achevées, le financement mobilisé, et le gouvernement central a accordé la concession d’exploitation de la ligne Kisangani–Ubundu à la société porteuse du projet. Cette initiative a rapidement suscité l’intérêt de groupes chinois, coréens, tanzaniens et d’investisseurs internationaux, témoignant de son envergure continentale.

Un corridor ferroviaire stratégique pour l’Afrique de l’Est

Le projet vise à créer un axe ferroviaire intégrateur reliant Ubundu à Bunia, puis Kalemie et enfin Dar es-Salaam en Tanzanie, en traversant le Burundi.
Ce corridor s’inscrit dans une vision régionale de connectivité : relier le cœur du Congo à l’océan Indien, en facilitant l’exportation des produits miniers, agricoles et forestiers.

Les avantages d’un tel projet sont multiples :
1. Désenclavement de l’Est congolais : ce chemin de fer offrirait une alternative durable au transport routier, souvent entravé par la dégradation des routes et les zones difficiles d’accès.
2. Accélération du commerce régional : il réduira considérablement les coûts et délais de transport entre la RDC, la Tanzanie et les pays voisins, ouvrant de nouveaux débouchés aux exportateurs congolais.


3. Création d’emplois massifs : des milliers de postes seront générés, directement sur les chantiers et indirectement dans les services connexes (logistique, maintenance, énergie, etc.).
4. Valorisation du potentiel national : la RDC, riche en ressources, disposera enfin d’une infrastructure logistique à la hauteur de son potentiel économique.


5. Renforcement de l’intégration régionale : ce corridor ferroviaire soutiendra les objectifs de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Un projet symbole de la transformation structurelle

Pour Jean Bamanisa, ce projet n’est pas seulement une infrastructure, mais un symbole de la transformation structurelle du Congo : passer d’une économie dépendante des routes précaires à une économie connectée par le rail, plus écologique et compétitive.

« Ce chemin de fer reliera des peuples, des marchés et des rêves », a-t-il affirmé, saluant la collaboration entre investisseurs congolais et partenaires étrangers, notamment sud-coréens, dont le savoir-faire technique et financier apporte une garantie de sérieux.

Vers une RDC connectée au monde

Alors que la RDC aspire à devenir un hub logistique au cœur de l’Afrique, ce projet de liaison ferroviaire vers Dar es-Salaam pourrait en être l’un des piliers majeurs.
Il ouvrirait un accès direct à l’océan Indien, réduisant la dépendance au corridor ouest et diversifiant les routes commerciales du pays.

Ce chantier, soutenu par la vision du président Félix Tshisekedi et par des acteurs privés engagés comme Jean Bamanisa Saïdi, incarne un Congo en marche un Congo qui construit pour durer.

Rédaction

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