Vers un Congo Post-conflit : la vision ambitieuse portée par le Chef de l’État

Lors de l’ouverture de la 10ᵉ édition d’Expobéton RDC, Judith Suminwa, prenant la parole au nom de Son Excellence Félix Tshisekedi, a exprimé la vision économique d’un Congo résilient, tourné vers la diversification, la reconstruction et le développement harmonieux des territoires. Cette vision s’appuie sur des données solides et des projections macroéconomiques ambitieuses pour les années à venir.


Projections économiques : un ralentissement nécessaire pour mieux se structurer
• Croissance attendue : Après une croissance estimée à 6,7 % en 2024, le RDC devrait voir son taux de croissance du PIB ralentir à 5,1 % en 2025, selon le Secrétariat technique du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM).
• Croissance du PIB hors mines : Le secteur extractif, historiquement moteur de l’économie congolaise, devrait connaître une baisse de son rythme. En revanche, le PIB hors mines est projeté montrer une résilience croissante : autour de 3,8 % en 2025, avec une tendance à l’accélération entre 2026-2029.

Ces chiffres montrent une phase de transition économique : moins d’hyper-dépendance aux minerais, plus d’efforts en infrastructure, services, et secteurs non extractifs.

Les piliers de la vision économique du Chef de l’État

Dans son message, porté par Judith Suminwa, plusieurs axes essentiels ressortent, étroitement liés aux projections économiques :
1. Diversification sectorielle
• Développer l’agriculture comme levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois.
• Stimuler le Bâtiment et les Travaux publics (BTP) : routes, infrastructures sociales (écoles, hôpitaux), logements, etc. Ces secteurs figurent parmi les plus dynamiques hors mines, avec des projections supérieures à la moyenne dans les prochaines années.


• Promouvoir les services, le numérique, l’énergie, l’eau tous facteur d’industrialisation et de support aux autres secteurs.
2. Développement territorial équitable
• Le programme PDL-145 territoires, pour que les 145 territoires du pays se développent simultanément, avec une dotation d’infrastructures de base : routes, écoles, hôpitaux, eau, électricité.
• Réduction des disparités entre provinces, désenclavement, meilleure couverture des services sociaux.
3. Partenariat public-privé & financement
• Reconnaissance que l’État ne peut pas tout porter seul : le secteur privé est invité à participer activement à la réalisation des objectifs.
• Besoin de financements massifs : investissements privés, partenariats, incitations, cadres juridiques attractifs.
4. Stabilisation macroéconomique & environnement propice
• Maîtrise de l’inflation, amélioration des recettes fiscales, réduction des facteurs de gaspillage ou de perte (par exemple, les incitations fiscales dont le rapport de la Banque mondiale estime qu’elles coûtent environ 5 % du PIB en manque à gagner)
• Amélioration de la gouvernance, renforcement des capacités des institutions, stabilité sécuritaire, surtout à l’est, pour rassurer investisseurs et population.

Perspectives pour 2025-2029 : entre défis et opportunités

Les projections officielles pour la période 2025-2029 montrent que, même si la croissance globale se modérera, la RDC est sur le point de franchir une étape :
• Une croissance moyenne du PIB global autour de 5 % à 5,2 %, avec des fluctuations selon le secteur extractif. 
• Un PIB hors mines dont la croissance pourrait atteindre 6,6 % d’ici 2029 si les conditions (investissement, infrastructures, stabilité) sont réunies. 
• Secteurs comme le BTP, l’énergie / services électriques, les services numériques sont projetés comme des moteurs importants.

Message clef : la vision du Chef de l’État en un mot

« Un Congo post-conflit qui reconstruit sur ses fondations, développe tous ses territoires, avec une économie diversifiée, durable, inclusif, et où le privé, la gouvernance et la paix sont les piliers indissociables de la croissance. »

Rédaction

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