Victor Tumba Tshikela à l’Expo Béton 2024 : vers un choix éclairé entre Béton et asphalte

 Le directeur général de l’Office des Voiries et drainage (OVD), Victor Tumba Tshikela, a présenté une analyse approfondie sur le thème des voiries en béton et en asphalte, en mettant l’accent sur leur durabilité et leurs coûts.

D’après Victor Tumba, les industries cimentières à l’Ouest RDC produisent le double de la demande. D’une capacité de 3.200.000 T /an, la demande en ce compris le grand Equateur, Kisangani vers les autres provinces accessibles, le Grand Bandundu et le Kasaï Ouest, ne sont que de 1.700.000 T/an. Les usines existantes à savoir PPC, CIMKO et CILU peuvent sans autres investissements complémentaires, combler tous les besoins. Produire 20 ou 50% des capacités installées impacte négativement sur leurs états financiers.

De plus, cette zone produit de la caillasse et du sable. Les routes en béton ne seront donc pas chers.

Il est inexact de penser que la production de ciment ne suffit pas et d’inviter d’autres cimenteries à s’installer à l’Ouest de la RDC. 

Il faille plutôt que les charges fiscales sur les industries baissent, ainsi que sur les autres intrants afin de rendre la construction pour les infrastructures et l’habitat moins chère.

Le Président de l’Expo Béton RDC l’a démontré : Les prix des chaussées en béton sont plus facilement vérifiables en volume/qualité/prix.

Les chaussées en béton avec VRD sont de moyenne à 1.200.000$ pour un coût d’entretien de 10% et une durée de vie de 30-50 ans. Les chaussées en asphalte avec VRD sont de moyenne à 1.000.000$ pour un coût d’entretien de 30% et une durée de vie de 15 ans.

Ce qui empêche que les voiries soient bien réalisées en RDC, ce sont les exigences des structures qui commandent les travaux, payent, en exigeant jusqu’à 40-50% de rétro commissions, ce qui augmente les coûts ou empêche la réalisation des ouvrages aux normes, tel que constaté par l’IGF.

De plus, il est possible d’utiliser des matériaux locaux de stabilisation des sols, ce qui diminuerait les coûts et permettrait d’ouvrir plus de routes, relier les villes et territoires; certaines routes ne sont pas fortement sollicitées pour les bétonner ou les asphalter.

 Son intervention a suscité un vif intérêt parmi les participants, soulignant les enjeux cruciaux liés à l’infrastructure routière en République Démocratique du Congo.

M. Tshikela a commencé par rappeler que la qualité des infrastructures routières est essentielle pour le développement économique du pays.

 Il a indiqué que la RDC souffre d’une insuffisance criante en matière d’infrastructures, avec seulement 0,06 % de routes bitumées, un chiffre alarmant comparé à d’autres pays. Cette situation nécessite une réflexion sérieuse sur les choix de construction à privilégier.

Le directeur a ensuite abordé les différences entre les chaussées en béton et en asphalte. Il a expliqué que les chaussées en béton, bien que plus coûteuses à la construction initiale, offrent une durabilité supérieure, nécessitant moins d’entretien sur le long terme.

 En revanche, les chaussées en asphalte, moins chères à construire, peuvent engendrer des coûts d’entretien plus élevés au fil des années.

Victor Rumba Tshikela a également souligné l’importance de la conception des fondations, qui joue un rôle crucial dans la durabilité des routes. Il a précisé que les choix techniques doivent être adaptés aux conditions locales, notamment en tenant compte du trafic routier et des caractéristiques géologiques des régions concernées.

Un autre point crucial abordé par le directeur concerne l’impact des conditions climatiques sur les infrastructures. Il a noté que les routes en béton résistent mieux aux intempéries, ce qui en fait une option plus fiable dans les zones sujettes à des inondations ou à des dégradations fréquentes.

M. Tshikela a également évoqué la nécessité de développer l’industrie locale du ciment pour réduire la dépendance aux importations. Il a souligné que la création d’une industrie cimentière robuste est essentielle pour soutenir le développement des infrastructures et garantir la disponibilité des matériaux nécessaires à la construction.

Victor Tumba Tshikela a appelé à une prise de conscience collective sur l’importance de choisir judicieusement les matériaux de construction pour les infrastructures routières. Il a encouragé les acteurs du secteur à collaborer afin de mettre en place des solutions durables qui répondent aux besoins croissants de la population congolaise.

Son intervention a mis en lumière les défis et les opportunités liés à l’amélioration des infrastructures routières en RDC, soulignant que des choix éclairés en matière de construction sont essentiels pour bâtir un avenir meilleur pour le pays. L’Expo Béton 2024 a ainsi été une plateforme clé pour discuter des stratégies nécessaires à la transformation du paysage routier congolais.

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