Kinshasa, 13 septembre 2025. Alors que la capitale congolaise ploie sous le poids de milliers de tonnes d’ordures quotidiennes, la ministre déléguée de l’Économie et du Climat a tenu un discours fort ce samedi lors d’un déjeuner-débat à Kinshasa. Pour elle, le problème des déchets ne doit plus seulement être vu comme un fléau, mais aussi comme une opportunité économique majeure.

Un « hydre à plusieurs têtes »
« Le problème des déchets est un hydre à plusieurs têtes, certes, mais n’oublions pas que ces déchets sont plutôt des mines d’or pour notre pays », a-t-elle déclaré. Selon elle, la gestion des immondices peut générer des richesses et des emplois si elle est pensée dans une logique circulaire et durable.
Une question de financement
La ministre a souligné que la clé réside dans les mécanismes de financement. « Résoudre ces problèmes se résume aux moyens financiers. Il nous faut élargir les mécanismes de financement de nos déchets », a-t-elle insisté.
Elle propose une approche en trois étapes :
1. Identifier les producteurs de déchets ;
2. Catégoriser les déchets pour comprendre leur nature et leur potentiel de valorisation ;
3. Demander la contribution des producteurs au financement du traitement et de la transformation.
Au-delà de Kinshasa
Si Kinshasa est en première ligne, la ministre a rappelé que la problématique dépasse la capitale et concerne l’ensemble du pays. La gestion des déchets, selon elle, doit être pensée comme une politique nationale, intégrant à la fois l’assainissement, la valorisation économique et la protection du climat.
Vers une économie circulaire congolaise

En valorisant les déchets – qu’ils soient ménagers, plastiques, organiques ou industriels – la RDC pourrait non seulement assainir ses villes, mais aussi développer de nouvelles filières industrielles et réduire sa dépendance extérieure.
Un message clair : transformer les ordures en opportunités plutôt que de les subir comme une fatalité.
Rédaction


