Le Bas-Uélé entre résolument dans une nouvelle dynamique de développement. Ce dimanche 21 décembre 2025, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement lancé les travaux de réhabilitation de deux axes routiers stratégiques de cette province du nord-est du pays, marquant une étape majeure dans la modernisation des infrastructures nationales.
La cérémonie, présidée au nom du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est tenue sous la conduite du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda. Elle concrétise une volonté politique claire : désenclaver durablement les provinces longtemps marginalisées et relancer les économies locales par l’amélioration de la mobilité.
Deux artères vitales pour le maillage territorial
Les travaux concernent deux routes nationales clés. D’une part, la Route nationale n°4 (RN4), sur le tronçon Buta–Bondo, long de 206 kilomètres, véritable colonne vertébrale de la circulation dans le Bas-Uélé. D’autre part, la Route nationale n°6 (RN6), sur l’axe Dulia–Aketi, s’étendant sur 50 kilomètres, jouera un rôle essentiel dans la connexion de la province aux zones fluviales et commerciales.
En état de dégradation avancée depuis plusieurs années, ces routes représentaient un frein majeur à la circulation des personnes et des biens. Leur réhabilitation est donc perçue par les populations locales comme un levier décisif pour rompre l’isolement, faciliter l’écoulement des produits agricoles et stimuler les échanges commerciaux interprovinciaux.
Un chantier structurant à impact économique direct
L’exécution des travaux a été confiée aux Établissements Yeto, une entreprise congolaise de travaux publics, tandis que le financement est assuré par le Fonds d’Entretien Routier (FONER). Ce montage institutionnel illustre l’ancrage du projet dans la stratégie nationale de maintenance et de pérennisation des infrastructures routières.
Au-delà de l’amélioration de la mobilité, les retombées économiques sont multiples. À court terme, les chantiers généreront des emplois locaux, contribuant à la dynamisation sociale des territoires traversés. À moyen terme, la baisse significative des coûts de transport devrait renforcer la compétitivité des produits agricoles du Bas-Uélé sur les marchés régionaux et nationaux.
Une vision à long terme : vers l’asphaltage de la RN4
Lors de son allocution, le ministre John Banza Lunda a levé le voile sur une perspective plus ambitieuse. Il a annoncé que le Gouvernement central envisage, dans une phase ultérieure, de financer l’asphaltage complet de la route Buta–Bondo, une avancée majeure qui transformerait durablement le visage économique de la province.
Cette projection s’inscrit dans la vision globale du Président Tshisekedi, qui fait de la réhabilitation du réseau routier national un pilier de son action gouvernementale. Pour l’exécutif, les routes constituent la « colonne vertébrale » du développement, condition essentielle à l’intégration économique, à la sécurité alimentaire et à la cohésion nationale.
Le Bas-Uélé sur la voie du désenclavement
Avec le lancement simultané de ces deux chantiers, le Bas-Uélé amorce un tournant historique. Longtemps pénalisée par l’enclavement et la vétusté de ses infrastructures, la province voit s’ouvrir une fenêtre d’opportunité pour accélérer son développement.
Si les engagements annoncés sont tenus et les travaux menés avec rigueur, la réhabilitation de la RN4 et de la RN6 pourrait devenir un modèle de relance territoriale par les infrastructures, confirmant que la reconstruction du réseau routier congolais est bien en marche.
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