Lors du déjeuner d’affaires organisé ce samedi 29 novembre 2025 par le Club BTP & CMA, autour du thème :
« Kinshasa, Mobilité et infrastructures urbaines : quelles solutions pratiques pour l’État, la Ville-Province, les communes et les citoyens ? »,
M. Gédéon Lufungula, représentant du Directeur général de l’ONATRA, a livré un état des lieux concret des chantiers en cours.
Ses annonces marquent une étape importante dans la relance des infrastructures ferroviaires et fluviales de Kinshasa.

Un objectif à court terme : relancer le train voyageurs entre Gare centrale et Ndjili
M. Lufungula a dévoilé une information majeure :
« Nous faisons des travaux de la Gare centrale à l’aéroport de Ndjili.
Nous pensons que dans 2 à 3 mois, nous pourrions faire voyager le train de service et voyageurs. »
Ce calendrier ambitieux confirme que le tronçon stratégique Gare centrale – Aéroport de Ndjili est en phase d’achèvement.
La relance de ce service ferroviaire, suspendu depuis des années, constitue une avancée capitale pour désengorger l’axe routier le plus saturé de la capitale.
Voie Kinshasa–Matadi : des difficultés techniques, mais un chantier toujours en cours
Lufungula reconnaît néanmoins certains défis :
« La voie de Kin-Matadi présente quelques problèmes, notamment au niveau de Kimwenza.
Nous sommes sur le chantier et d’ici peu, le problème connaîtra sa résolution. »
La ligne Kinshasa–Matadi, essentielle au transport des marchandises depuis le port maritime, reste un corridor vital pour l’économie nationale.
Le fait que les équipes d’ONATRA soient déjà en intervention montre une volonté de stabiliser rapidement cette infrastructure cruciale.
Désengorger la route : l’ONATRA mise aussi sur les infrastructures fluviales
En plus du rail, l’ONATRA avance sur plusieurs projets fluviaux structurants :
« Les travaux sont en cours pour la construction des quais à Nganda Mosolo et Kinkole, afin de contourner la pression sur la route. »
Ces infrastructures permettront :
• d’ouvrir de nouveaux corridors de transport par voie d’eau ;
• de réduire la charge sur les axes routiers saturés ;
• de faciliter l’acheminement des marchandises et des produits agricoles ;
• d’améliorer la connectivité entre les communes périphériques et le centre.
La voie fluviale représente une solution durable et économique, très peu exploitée jusqu’ici.
Un appel clair au secteur privé : l’ONATRA cherche des partenaires
M. Lufungula a lancé un signal important :
« L’ONATRA tend la main aux partenaires privés qui pourront nous fournir des matériels. »
Ce message reflète une nouvelle approche :
l’État seul ne peut plus porter la modernisation des infrastructures de transport.
La collaboration public–privé devient indispensable pour acquérir :
• locomotives,
• wagons,
• barges,
• équipements de quai,
• technologies de signalisation.
Cette ouverture pourrait accélérer la transformation des réseaux de transport de Kinshasa.
Conclusion : l’ONATRA montre des progrès, mais la modernisation devra être collective

La prise de parole de M. Gédéon Lufungula démontre que l’ONATRA est engagée dans une dynamique nouvelle :
• relance des trains urbains,
• réhabilitation des corridors ferroviaires nationaux,
• développement d’infrastructures fluviales modernes,
• appel à l’investissement privé.
Ces avancées, si elles se concrétisent dans les délais annoncés, pourraient changer profondément la mobilité et la logistique à Kinshasa, tout en offrant des alternatives fiables à la route.
Le succès de cette transformation dépendra cependant de :
• la coordination avec les autres acteurs publics,
• la mobilisation du secteur privé,
• et la capacité de l’État à soutenir et sécuriser ces investissements.
Rédaction


