• Grâce à la renégociation du contrat Sicomines, la RDC bénéficiera de 324 millions USD par an pour les routes, jusqu’à un total de 7 milliards USD sur la durée du contrat .
• Pour 2024, le montant prévu est de 624 millions USD .
• Malgré ces chiffres, selon la Banque mondiale, la RDC aurait besoin de mobiliser 5 milliards USD par an pour combler son déficit d’infrastructures routières .
Par comparaison, à fin juillet 2022 seul un modeste total de 58,75 millions USD avait été investi par le gouvernement sur ressources propres — soit environ 7,9 % de l’enveloppe prévue .

Des ambitions nationales à renforcer
• Le Programme de Développement Local (PDL‑145T) prévoit la réhabilitation ou l’entretien de près de 38 936 km de routes, avec une enveloppe totale de 1,66 milliard USD sur trois ans (2021‑2023) .
• Pourtant, selon l’OVD (Office des Voiries et de Drainage) les routes rurales à desserte agricole représentent environ 87 300 km, dont seulement 56 585 km prioritaires, et leur entretien reste très limité .
Appel pressant d’Expobéton : injecter beaucoup plus de moyens
Ce que dit Expobéton

« Les infrastructures routières constituent le socle de tout développement durable. Aujourd’hui, les investissements publics sont loin du compte. Nous exhortons l’État à intensifier les efforts, exploiter les PPP, garantir la transparence et renforcer les capacités techniques de pilotage des chantiers. »
Le gouvernement congolais a bien engagé des financements significatifs pour les routes, notamment via le contrat Sicomines. Mais ces financements restent très en retrait des besoins réels, estimés à plusieurs milliards de dollars par an. Face à des infrastructures encore largement dégradées et un entretien insuffisant, l’appel d’Expobéton à injecter fortement des ressources et à améliorer la gouvernance de ces projets est plus que jamais d’actualité.
Jean Bamanisa Saidi souligne l’importance de concilier la qualité des routes en RDC avec des coûts raisonnables. Il insiste sur la nécessité d’établir des normes claires et de revoir les tarifs afin que l’urgence des travaux ne serve plus de prétexte à des prix surfacturés.
Il préconise aussi la reconstitution des entreprises locales et l’attribution des contrats uniquement à celles disposant des capacités techniques et financières requises. Par ailleurs, il recommande de privilégier, pour les routes secondaires et rurales, des techniques de stabilisation moins onéreuses que l’asphalte ou le béton.
Par ailleurs, la République accuse un important retard en matière d’infrastructures par rapport au rythme des investissements immobiliers réalisés dans de nombreux quartiers des villes congolaises. Ces constructions ne sont souvent pas desservies par la voirie, les réseaux de drainage, l’électricité ou l’eau. Ne pas valoriser ces infrastructures revient à condamner les investissements immobiliers à perdre progressivement leur valeur, ce qui en fait un impératif à résoudre.

Pour plus d’informations, rejoignez-nous du 08 au 11 Octobre 2025 à Kinshasa pour la dixième édition de ExpobetonRDC
Rédaction


